Du 6 au 10 juillet 2026, 14 jeunes vététistes ont posé leurs sacoches (et leurs vélos) sur le plateau ardéchois pour vivre le Bike Trip Jeunesse 2026. Cinq jours d’itinérance de Sainte-Eulalie aux Vans, entre sucs volcaniques, lacs d’altitude et sources chaudes, à la découverte d’un territoire aussi généreux en paysages qu’en surprises. Cinq jours aussi de fatigue partagée, de fous rires, de crevaisons et de baignades bien méritées — bref, tout ce qui fait un vrai Bike Trip.

Jour 1 : Sainte-Eulalie → Lac d’Issarles — Le grand départ
Chaque club a son propre réveil aux aurores, mais tout le monde converge finalement vers le même point : Sainte-Eulalie, où le Bike Trip 2026 est officiellement lancé. L’altitude joue en notre faveur et nous offre quelques degrés de fraîcheur bienvenus, tandis que le soleil, déjà bien installé, annonce la couleur pour la semaine. Au programme de cette première mise en jambes : 25 km et 500 m de dénivelé positif à la découverte des 5 Sucs, ces silhouettes volcaniques qui dominent le plateau, avant de filer en direction du Lac d’Issarles. Nous vivrons nos premières montées, plus ou moins longues, nos premières descentes et verrons nos premières vaches ardéchoises !
Bref, un premier jour qui donne le ton : grandiose.












Jour 2 : Issarles → Lac de Naussac — Cap sur l’horizon
La nuit a été fraîche, presque frigorifiante pour certains sacs de couchage un peu légers, mais elle a au moins l’avantage de réveiller tout le monde en pleine forme. L’étape du jour est costaude : 34 km et plus de 850 m de dénivelé positif, la plus exigeante du séjour jusqu’ici. Les longues montées de cette matinée usent les organismes mais la cohésion du groupe permet aux derniers d’arriver en haut de chaque montée avec les encouragements de tous.
En chemin, on passe par le lac de Coucouron pour la pause pique-nique, un cadre parfait pour recharger les organismes avant la suite. Étonnamment nos jeunes sont affamés et le sandwich fromage + jambon local n’aura pas résisté longtemps à leur estomac !
Quelques kilomètres plus loin nous quitterons le territoire ardéchois pour découvrir la Haute-Loire.
Sur le retour, l’ambiance change d’un coup : de grosses fumées apparaissent au loin, signe d’un incendie qui se déclare. Un rappel brutal de la chaleur extrême de ces derniers jours, et forcément, nos pensées filent vers notre Drôme natale, elle aussi en proie aux flammes au même moment. Un instant plus grave, qui remet les choses en perspective, avant de reprendre la route vers le Lac de Naussac. Malgré tout, les paysages traversés restent magnifiques et redonnent le sourire à tout le groupe.












Jour 3 : Autour du Lac de Naussac — La pause qui recharge les batteries

Milieu de séjour, journée plus tranquille : le groupe profite d’une étape allégée — 30 km et 450 m de dénivelé positif tout de même — pour faire tourner les jambes sans les cramer, tout en gardant les yeux rivés sur les vues splendides qu’offre le lac.
Mais le vrai bonheur du jour arrive l’après-midi, à la piscine du camping, où l’on retrouve enfin ses réflexes de vacances. C’est aussi l’occasion de prendre soin des montures : nettoyage des VTT et petits réglages pour les machines qui en ont bien besoin après deux jours de poussière et de chemins. Un grand merci à notre encadrant mécano, toujours au top pour remettre tout ça d’aplomb ! La soirée se termine en beauté autour d’un BBQ, moment convivial par excellence pour recharger le corps et resserrer les liens du groupe avant la suite du séjour.











Jour 4 : Lac de Naussac → Saint-Laurent-les-Bains — Poussière, crevaisons et petit village bouillonnant
Direction Saint-Laurent-les-Bains, mais pas sans un petit coup de pouce logistique : un transfert en camion permet d’éviter la sortie corsée du « trou » de Saint-Laurent-les-Bains. Un coup d’œil à la montée qui nous attendait suffit à convaincre tout le monde que ce choix était la bonne décision !
La journée qui suit — 25 km pour 600 m de dénivelé positif — est à nouveau magnifique, alternant montées exigeantes et descentes somptueuses. La sécheresse ambiante transforme les chemins en pistes poussiéreuses, et le visage de votre humble serviteur terminera l’étape repeint. Heureusement je ne suis pas le seul !
Nous revenons en terre ardéchoise et les cailloux de ce département, fidèles à leur réputation, ne font de cadeau à personne : plusieurs crevaisons viennent ponctuer la route, l’occasion de quelques pauses réparation improvisées entre deux plaisanteries.
L’arrivée se fait par la traversée du village et de sa fameuse source d’eau chaude — un brin ironique quand on rêvait plutôt d’un plongeon rafraîchissant ! Forte heureusement la rivière qui traverse le camping est plus fraiche et permet de tremper nos jambes et attaquer la récupération !
Le soir, après un Fish & chips concocté par le camping, on se retrouve tous derrière la TV pour une ambiance électrique : soirée foot devant les Bleus, cris et encouragements compris, avant de sombrer dans un sommeil bien mérité.












Jour 5 : Montselgue → Les Vans — Le grand final
Dernier jour, et pas des moindres ! Au programme : 43 km, 550 m de dénivelé positif mais surtout 1600 m de dénivelé négatif — de la descente, encore de la descente, et un peu de montée pour faire durer le plaisir. La chaleur, elle, fait aussi son grand retour, après les nuits fraîches des jours précédents. Le départ se fait aux portes du village de Montselgue, où l’on prend le temps de faire le tour de son plateau : des paysages sauvages à perte de vue, un silence seulement troublé par le bruit des pneus sur les chemins, la déconnexion totale.

À mi-parcours, le groupe se scinde naturellement : les plus jeunes, jambes bien entamées par une semaine intense et par la chaleur qui monte, terminent confortablement en camion. Les plus grands, eux, repartent pour l’aventure : près de 15 km de descente supplémentaires (avec quelques belles remontées pour ne rien perdre du plaisir) jusqu’à l’arrivée triomphale… les pieds dans l’eau, aux Vans !
Une fin d’étape qui a bien usé les organismes, et une photo de groupe finale qui en dit long : sur tous les visages, une seule envie se lit clairement — se rafraîchir dans le Chassezac ! Et c’est exactement ce qu’il s’est passé.








Une aventure à l’image de nos valeurs
Cinq jours de VTT, cinq jours de vie de groupe, et surtout cinq jours à l’image de ce qui fait la force du Bike Trip Jeunesse : des sourires en veux-tu en voilà, de l’entraide dans les coups durs (crevaisons comprises), de la bienveillance entre les plus jeunes et les plus grands, et une passion commune, intacte, pour la nature et le VTT.
Un immense bravo à tous les jeunes pour leur dépassement de soi et leur bienveillance tout au long de cette semaine. Merci également à nos encadrants et au Comité pour l’organisation de cette belle aventure.
Pour prolonger l’aventure, un documentaire retraçant ce Bike Trip 2026 sera à découvrir lors du prochain Drôme Bike Festival — l’occasion parfaite de se replonger, une dernière fois, sur les chemins du plateau ardéchois.

